MBL

MBL architectes élabore une architecture sans a priori, détachée de toute idée sur ce que doit être un projet. Par cette approche éclectique, MBL architectes affirme l’architecture comme acte de recherche. Les spéculations théoriques et les recherches empiriques délimitent un cadre d’étude pour chaque projet. Le projet prend forme au travers d’un long processus de découverte. L’architecture y est aventure.

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VEA

En prétextant un remake de l'exposition House For a Superstar (Arata Isozaki, 1973), l'exposition s'interroge sur l'hypermédiatisation de l'architecture. Aux côtés de documents issus des cultures populaires et architecturales, une commande est passée à cinq agences pour la conception d'une habitation destinée à une personnalité médiatique de leur choix. Entre ferveur politique, stylistique et déception architecturale, l'exposition sonde ce mélange étrange de choses construites et de représentations, produit d'un post-modernisme médiatique, comparable selon Charles Jencks à un "Double Ristretto Décaféiné".

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BRG

Maison de ville du XIXème siècle, La Brigantine est composée d’un jardin clos, d’une façade remarquable et d’une succession de pièces réparties sur trois niveaux. Au rez-de-chaussée, une surface de béton clair organise l’ensemble du sol. À l’extérieur, des formes vagues conduisent la séquence d’entrée et disposent des surfaces d’usage et à planter. À l’intérieur, les formes extrudées supportent et cernent des objets choisis. Ces étendues organisent et polarisent le sol de la maison. Traduction du programme souhaité par le client, les courbes accompagnent et chorégraphient les mouvements des individus, les déplacements d’objets et les territoires des plantes. Des structures en métal blanches, contrastant avec la façade devenue rose, génèrent les pièces ajoutées : une pergola et une mezzanine.

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CPM

Un ancien local d'import-export de maroquinerie est progressivement transformé en galerie d'art. Dans le cadre de la première exposition, pour accompagner cette transformation, MBL a installé des bureaux temporaires au cœur du chantier, avec un mobilier exclusivement conçu avec des matériaux de récupération. Le matériel de recherche orientant le projet est exposé sur les murs de la galerie.

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FRT

La transformation de ce local industriel en atelier et logement d’artiste procède par le traitement des surfaces du mur d’enceinte. La composition explicite de l’épaisseur de la paroi permet de compiler localement les qualités nécessaires au regard des usages envisagés. Ni plus, ni moins. Le projet se présente alors comme la superposition et l’agencement de qualités d’isolation, de rigidité, d’étanchéité, de finition sur les murs existants. Ce travail de qualification optimale des surfaces verticales polarise ainsi les usages et les objets. La surface périphérique organise l’espace et génère des saynètes domestiques. Les mobiliers créés sont les doubles volumétriques des objets de première nécessité.

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PLL

Au 11ème étage d’une tour de la résidence du Point du Jour réalisée par Fernand Pouillon, les cloisons et un mur porteur sont déposés. Afin de profiter de la double orientation, le volume est pensé comme un territoire plat sans séparation. Des volumes dispersés, abritant les objets, organisent en creux des pièces dédiées : vestiaire, office, vivoir, studiolo, chambre. De biais, sans alignement, ces socles séquencent l’espace. Ils offrent une double circulation, génèrent des ombres et des cadrages multiples. La domesticité est ici pensée à la manière d’un jardin paysagé que l’on parcourt sans cesse.

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SDI

Le contreplaqué bakélisé qui couvre le sol des bennes de camion est utilisé pour la construction d'une gamme de cimaises. La fixation des œuvres et des panneaux de bois entre eux sont rendus visibles. Du transport à l'accrochage des œuvres, la scénographie met en scène la logistique liée à la circulation des œuvres.

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CSM

Conception d’une œuvre in situ en collaboration avec l’artiste Yonatan Vinistky dans le cadre de son exposition monographique au Tel-Aviv Museum. Cette sculpture explore les limites entre les échelles de dessin, les maquettes d’études, le prototypage et l’objet fini. Sans objectif a priori, l’œuvre exposée est un compte-rendu du travail à date, détruit après l’exposition, mais destiné à être poursuivi dans un contexte nouveau.

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SRY

Un ancien corps de ferme est transformé en habitation. Le bâtiment est divisé en deux parties occupées selon les saisons. Durant les jours froids, les habitants séjournent dans la partie chauffée, isolée, aménagée. Les beaux jours venus, ils déploient leurs activités dans le reste du bâtiment, laissé tel quel.

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TGY

Sur le territoire transfrontalier franco-espagnol de la baie de Txingudi, un groupe de citoyens préoccupés par les phénomènes de changement climatique s’est constitué et a souhaité passer commande d’une œuvre par le biais de l’action Nouveaux commanditaires* : une intervention architecturale non intrusive ayant pour but de manifester les effets, déjà prégnants, du réchauffement climatique. Les Pièces de l’Océan sont une gamme de petits monuments construits par la mer, émergés et posés à terre. Le phénomène de sédimentation, qui associe le mouvement conjoint de l’océan, de la rivière et l’érosion est mis en œuvre pour façonner ces habitacles. Ainsi les édicules portent en eux l’histoire géo-maritime de l’estuaire et lui donne une forme tangible. Le procédé de construction utilisé, le Géocorail© tire parti de l’ensablement de la baie conséquence de l’érosion de la côte et des perturbations du système hydraulique induites par les activités humaines qui en ont largement modifié le tracé au cours des siècles derniers.

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INF

L'intérieur n'a pas un caractère absolu. Espace de vie, il en pose le cadre. Il se trouve en retour affecté par ses nécessités et ses contingences, ses routines et ses événements, ses capacités et ses besoins, ses maîtrises et ses laisser-faire. Occuper une architecture, c'est nécessairement l'interpréter : ajuster, modifier, transformer, sélectionner, abandonner. Derrière la permanence des façades, un métabolisme intérieur génère une vie des formes corrélée à la diversité des formes de vie. La considération des intérieurs de logement renseigne sur des enjeux déterminants pour l'architecture. Cette étude, menée dans le cadre du commissariat du Pavillon Belge de la 14e Biennale d'Architecture de Venise, s’appuie sur un matériel empirique constitué de milliers de photographies d’intérieurs de logements prises au cours d’une période de cinq mois sur l’ensemble du territoire belge. Elle tente de constituer un vocabulaire et d’illustrer les attitudes qui, au-delà des formes, permettent de nommer une culture propre à ces transformations.

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LNF

Learning Forms est un projet de recherche, d’archivage et d’exposition des publications produites dans le cadre des studios d’enseignement du projet au sein des écoles d’architecture. Par l’intermédiaire de ces publications, Learning Forms cartographie les pratiques pédagogiques à l’oeuvre aujourd’hui. Le site internet dédié au projet constitue une archive continue. Les publications rassemblées composent un fond documentaire archivé à la bibliothèque de l’ENSA Toulouse.

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PLB

Plan Libre est un journal d’architecture produit par la Maison de l’Architecture Occitanie-Pyrénnées depuis 2001. Pensé à l’origine comme lettre d’information professionnelle et espace de débat à destination des architectes, le journal a étendu sa ligne éditoriale au-delà des frontières régionales. Plan Libre se veut un espace éditorial pour l’architecture indépendante. La revue se construit autour de quatre types de contributions : une enquête, une critique, un projet et un portfolio. Ces différents formats permettent de rassembler autour d’une thématique des architectes praticiens, des enseignants- chercheurs, des artistes et des commissaires.

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TLS

De 1960 à 2030, l’exposition retrace la métropolisation rapide de la ville de Toulouse. La recherche associe des données urbaines et démographiques à une étude de terrain et une mission photographique qui témoignent du paysage résultant de ce choc métropolitain. Afin de penser le futur de la ville, l’exposition rassemble une série d’exemples architecturaux et urbains issues des métropoles mondiales autour des thématiques du logement, du transport, du paysage, des espaces de travail et de l’agriculture. Un programme de conférences associe les interventions de divers experts issus de champs de la géographie, du paysage et de l’architecture, tels que Rem Koolhaas, Jean-Pierre Vassal, Dominique Jakob ou Alain Bourdin.

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SMT

Les formes architecturales, urbaines et paysagères du projet découlent de trois objectifs destinés à assurer la qualité et le confort de ces logements en accession à la propriété : 100% des logements sont orientés au Sud, 100% des logements sont traversants, à chaque mètre carré de surface habitable construit correspond une surface extérieure privative ou partagée. Le projet conçu en construction modulaire bois et préfabriqué a pour ambition d’offrir une typologie de logements qui compile et réagence les qualités du logement pavillonnaire : présence de la nature, ampleur des extérieurs et sentiments d’intimité ; avec les atouts du logement collectif : espaces partagés, sociabilité et emprise de l’habitat réduite sur l’environnement.

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TDL

Sur un terrain vallonné traversé par les traces d'une voie romaine et le sillage d'un ruisseau, deux parcelles ont été découpées. Cette réalité administrative et foncière s'inscrit en contrepoint de la géologie du terrain. La zone constructible est positionnée à l'endroit du talus, boisé en partie haute, qui surplombe les terres humides irriguées par le ruisseau. Sans abattre d'arbres ni modeler le terrain, l'habitation s'appuie sur la partie haute du terrain et se déploie en porte à faux. Construite en métal et préfabriquée en atelier, la maison est pensée comme un objet posé sur ce terrain complexe. L'intérieur s'articule autour d'une salle commune polygonale entourée par l'ensemble des pièces qui la compose : chambre, cour, salle de bain, bureau, cuisine, balcon, terrasse. Les façades enveloppées d'un textile plus ou moins dense filtrent les vues vers les bâtiments proches au nord et à l'est.

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RGJ

Quelque part dans le Grand Paris, la maison est située au pied des tours. Elle marque l’entrée d’une résidence composée de 20 habitations identiques et mitoyennes construites au début des années 80. Une façade intérieure en contreplaqué d’okoumé distribue deux lits clos, une salle de bain et un vestiaire. Une grande baie ouvre sur le jardin clos invisible jusqu’alors. Un grand tapis-piece opportunément percé met en scène l’escalier existant et les objets qui le côtoient. Un cloison rideau compartimente la chambre principale. Un couple de bureau-vestiaire mobile se déplace au gré des activités. Chantier rapide et économique, le projet est élaboré avec les matériaux courants et disponibles. Les travaux sans finitions laissent apparaître les traces de l’aménagement antérieur. Sur ces restes de structure familiale nucléaire, le projet se veut une infrastructure liminale supportant l’idée nouvelle d’une famille mobile, changeante et adaptable.

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MSM

L’ouverture au public d’un espace d’exposition de 1500m2 amorce la réhabilitation de cette ancienne usine à papier située au cœur d’une vaste friche industrielle. Le protocole de rénovation engagé est une collection parfois dense, parfois clairsemée, d’éléments nouveaux. L’architecture est ici envisagée comme une vaste rumeur neutre qui crée un domaine propice à la cohabitation entre les vestiges industriels, les oeuvres d’art et les spectateurs. La requalification de la friche du Moulin pour Galleria Continua se prolonge avec la réhabilitation d’un nouveau bâtiment. La Grande Halle a au cours de son existence subi des transformations lourdes en lien avec l’évolution des machines, son état présent résulte d’amalgames d’écritures architecturales successives. L’architecture renouvelée de ce site devient l’expression de la rencontre de logiques industrielles passées et de typologies artistiques actuelles, d’impératifs structurels et des conditions économiques de son émergence.

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STZ

À la manière d’un rocher dont le potentiel se découvre par opportunisme, les Stanzes expérimentent la notion de design tacite. Les fonctions sont possibles, imaginées mais non spécifiées. Grâce aux indices d’usages, à leurs gabarits familiers, aux intuitions formelles, les Stanzes sollicitent une appropriation active. Elles se situent dans une temporalité par delà les usages, dans une permanence à l’allure paysagère. Offrant abris nuancés, postures d’assise variées et modes de sociabilité divers, elles s’équipent à besoin, écran wifi, borne interactive connectée, pour une extériorité augmentée.

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MRB

Ancien dépôt de tapissier situé au coeur du marché aux puces de Saint-Ouen-sur-Seine, cet espace mixte abrite un logement et une agence d’architecture. Le volume est long et étroit. Les fonctions techniques de l’espace sont par conséquent adossées le long d’un même mur. Les murs, parés de plaques de plancher collaborant en acier galvanisé, reflètent et dispersent la lumière qui pénètre dans cet espace sombre.

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PLV

Une petite maison de week-end en Bretagne pour 2 surfeurs et une voiture.

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OFT

À la manière d’une maquette construite, l’Outfront est une maison en bois dont la forme explicite les opérations qui ont conduit à son élaboration. Elle résulte de manipulations formelles simples. Une surface verticale percée et répétée à intervalles réguliers génère façades et volumes intérieurs. La trame est ensuite tronquée par la pente du terrain et les règles d’urbanisme. Sur la façade nord, de larges baies ouvrent sur le paysage du jardin. La façade à l’est, striée telle une coupe, révèle les cinq murs de refends de la maison. À l’intérieur, la répétition graduelle des murs de refend articule des espaces sans les limiter. L’Outfront est une structure lisible et une forme forte propice à accueillir des usages imprévus. Le projet est entièrement réalisé en structure bois. Projet nommé au EU Prize : Mies van der Rohe Award 2015

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TNY

Habitation réduite, transportable et sans fondation, le prototype de maison Stugan est à la fois un équipement touristique et une maison de tous les jours. Conçue pour être produite en grand nombre, la maison Stugan se veut être une synthèse entre l'hédonisme des congés payés et la préoccupation écologique actuelle. Une forme d'habitat pour une décroissance joyeuse.

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LOT

Sur le bord d'un plateau calcaire, face à la vallée de la Dordogne, de vieux chênes forment de petits groupes sur un terrain en pente. Il faudrait habiter là sans rien déranger. Le village est en face, surmonté par le château. Sur ce site classé, la maison se niche dans la topographie. Le volume de 37 mètres de long est couvert de pierres ramassées à même le site.

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INT

"Intérieurs. Notes et figures." désigne le travail de recherche que nous avons mené dans le cadre de la 14ème Biennale d'Architecture de Venise, présentée pour le Pavillon Belge. L’étude s’appuie sur un matériel empirique constitué de milliers de photographies d’intérieurs de logements, prises au cours d’une période de cinq mois sur l’ensemble du territoire belge. Elle tente de constituer un vocabulaire et d’illustrer les attitudes qui, au-delà des formes, permettent de nommer une culture propre à ces transformations. Une première interprétation en sera donnée dans le pavillon sous forme architecturale, par la transposition de typologies remarquables dans l'espace du pavillon Belge.

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COR

En 1984, l’université de Cornell aux États-Unis met au point un système afin de mesurer la précision des images produites par les logiciels de simulation 3D. Cet outil d’étalonnage procède par comparaison d’une scène réelle photographiée et d’une image virtuelle générée. La scène est une boîte opaque, le mur de droite est vert, et celui de gauche est rouge. Le reste des surfaces est blanc. Au plafond une lumière rectangulaire éclaire la scène. Deux volumes opaques, un cube et un parallélépipède rectangle sont disposés dans cet environnement. La comparaison de la photographie de la maquette avec l’image de synthèse permet alors d’étalonner plusieurs caractéristiques du phénomène lumineux : radiosité, réflexion spéculaire, réflexion diffuse, réfraction. La boîte de Cornell et les boîtes de nuit partagent un programme et un outil commun : la simulation d’une réalité abstraite par la lumière. Pour la création d’une boîte de nuit éphémère au sein de la villa Noailles, Nicolas Dorval-Bory (né en 1980), Benjamin Lafore et Sébastien Martinez-Barat (nés en 1983) s’inspirent de la boîte de Cornell et limitent la conception à l’exploration du phénomène lumineux. Un volume existant est divisé par trois bandes colorées, une rouge, une verte et une bleue, chacune réfléchissant une partie du spectre. Un ensemble d’appareils, stroboscope, ultraviolet et laser, émettent une lumière changeante. Un dodécaèdre rotatif, version amoindrie de la boule à facettes, la réfléchit. Trois volumes opaques blancs réverbèrent le rayonnement lumineux. L’espace est alors produit par l'émission, la réflexion et la diffusion de la lumière.

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MSF

Les folies sont des dispositifs de considération d’un paysage, de situations singulières et de la discipline architecturale. Ces petits bâtiments sont des territoires d’expérimentation de styles, de métiers d’arts, de concepts et de rituels multiples. Ruines, grottes, édicules, pavillons, tentes et temples sont autant de figures pour penser l’architecture actuelle, son rapport au paysage, son économie. Les folies sont à la fois des projets critiques et des projets d’anticipation. L'exposition a eu lieu au Kanal-Centre Pompidou à Bruxelles en 2019. Elle explore les formes architecturales, paysagères et littéraires des parcs à folies. Au-delà du fétichisme historique, à travers, une masse critique de projets, l'exposition donne à voir la contemporanéité du sujet pour penser la ville par émergences.

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BDN

A travers l’histoire d’un type d’établissement de divertissement, les boîtes de nuit, l’ouvrage fait la généalogie d’une architecture expérimentale qui élabore la lumière, le son, le mouvement et les psychotropes comme producteurs d’espace social et physique. Cette recherche débute à la fin des années 1960 avec les Pippers italiens et les premières avant-gardes architecturales et s’essouffle au début des années 2000 avec la fermeture progressive des boîtes de nuit. Cette recherche est la deuxième partie de trois expositions consacrées à l’architecture des lieux de divertissement. Architectes exposés : Didier Fiuza Faustino, Pietro Derossi, François Dallegret, OMA, Patrick Berger, Leopold Banchini, Daniel Grataloup, Daniel Zamarbide, Nicolas Dorval-Bory, Ippolito Pestellini Laparelli, Andreas Angelidakis, Superstudio.

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FTE

Folie, Templates est un groupe de pavillons composés d’un ensemble de lignes qui organisent dans l’espace des communautés d’objets et des communautés d’individus. Leur forme résulte de la rencontre d’un système de mesures : des tatamis, à des territoires d’usages propre à chaque situation : des lignes courbes. Le projet explore la notion de kekkai propre à la spatialité japonaise qui désigne des formes de seuils plus proches du signe construit que de la limite coercitive. Entre fondations et ruines, cette architecture de l’en-deçà, réduit ses moyens pour expliciter ces effets.

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MPR

Le projet se situe sur le bord d'une place, futur cœur du quartier. Il articule deux échelles : urbaine et architecturale. Le rez-de-chaussée est une galerie couverte qui s'adresse à l'espace public, l'oriente. Les commerces installés sur ce rez-de-ville bénéficient d'une ouverture sur le maraîchage au pied des constructions. Un bosquet existant est conservé, il s'inscrit dans l'archipel paysager qui composera ce futur bout de ville. Sur ce sol agricole conservé, les habitations se développent en hauteur. La mise en œuvre économique de matériaux courants permet de favoriser des logements plus amples, plus ouverts, plus adaptables. L'aspect de la construction est volontairement ordinaire et sans atour.

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MDB

Depuis 2010, MBL architectes, en collaboration avec David Apheceix, architecte, Camille Fréchou, paysagiste, et Soraya Chaar, chef de projet, accompagnent Galleria Continua au développement et à la réhabilitation du Moulin de Sainte Marie. En préambule de toute intervention, le protocole de rénovation consiste à considérer les qualités existantes du lieu, à saisir l'histoire du site. Ce nécessaire travail d'enquête et d'observation permet de comprendre les évolutions morphologiques et les caractéristiques de cette collection d'architectures industrielles pour mieux les mettre à jour. La rénovation du site consiste, par une gamme d’interventions ciblées, à entretenir la dynamique des lieux : ré-ouvrir le Moulin vers la rivière, diversifier la volumétrie des espaces, valoriser le caractère de chaque salle. Le projet associe une mise à jour technique des bâtiments (reprises structurelles, rénovation des toitures) et une ré-articulation des espaces pour mieux accueillir les œuvres et les visiteurs. Démolir une toiture, dégager des perspectives, ajouter des escaliers, connecter des espaces, ouvrir des baies sont autant d'opérations mises en œuvre afin de multiplier les situations et les usages.

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BXT

Le Brexit Monument est une forme à l'échelle d'un continent. Une ellipse de trois kilomètres de haut qui lie les rives de la Grande-Bretagne et l'Europe continentale. Mur continu blanc plissé et opaque, il coupe les collines, la mer, les villages et les infrastructures qu'il traverse. N'existant que sur le calque numérique du monde, il n'est visible que par écran interposé. Monumental et intangible, il commémore à la fois la gravité et l'inconséquence du jour où la grande Bretagne a quitté l'Europe.

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SKP

Conçu comme une nappe continue évitant les découpages élémentaires, le skatepark se veut structure pour le paysage et récipient. Étiré le long des anciennes voies de chemin de fer qui traversent le site industriel, le skatepark s’immisce entre les arbres et les arbustes. Dès l’entrée du site, il se signale par quelques formes qui surpassent la végétation. Long, il lie les bâtiments sur ce territoire distendu. La ligne courbe de béton brut accueille les ombres des tilleuls, peupliers, bouleaux et buddleias qui le cachent. Sans dessin a priori, les esquisses ont permis d'établir des logiques de mise en forme en réponse aux spécificités du terrain et de la végétation existante. La forme est déduite de l’interprétation du site. La construction explore les possibilités du béton projeté par voie humide. À même le site, des armatures métalliques sont assemblées, soudées. Elles sont les linéaments du projet. Le béton frais est projeté directement sur les armatures métalliques puis tiré et lissé aux formes voulues avant sa prise. Largement empirique, la fabrication du skatepark tient pour beaucoup à la dextérité des maçons-skateurs en charge de lui donner forme. Le chantier est conduit à la manière d’une performance qui célèbre la rencontre d’un projet et d’un site.

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LDT

La recherche explore les cultures de l’espace produites au travers de la culture skate. A partir d’un fond de revues de skateboard et des travaux de Iain Borden, l’exposition restitue les espaces dédiés, les espaces trouvés et les espaces médiatiques que le skateboard a façonné. Au-delà du skatepark, l’examen de la pratique du skateboard renseigne sur l’évolution de l’espace public dans les villes occidentales. En complément de cette approche historique et théorique, une mission photographique relève les skateparks existants sur le territoire français.

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TAF

Première itération de la série d'expositions qui auront lieu pendant la rénovation de l'espace de la galerie et montreront la révélation progressive des couches plus anciennes du site. Cette exposition a lieu avant le début de la démolition. L'espace est considéré comme trouvé et de simples éléments d'exposition mettent en valeur les œuvres d'art. Pour les prochaines expositions, les œuvres seront exposées directement sur le site de construction.

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MNR

Au premier coup d'œil, le regardeur est saisi par la masse critique que constitue la collection. Par la mise en équivalence des pièces de formats et d’époques différentes, le dispositif rend compte de l'éclectisme propre à la collection. La déambulation plus attentive permet au visiteur de saisir les rapprochements, les parallèles, les figures choisies par la commissaire. Ainsi que l’indique Michel Serres dans Les cinq sens, “percevoir, c’est se poster”. Le dispositif favorise la considération : il offre tout du premier coup d'œil, mais autorise une lecture attentive de l'œuvre à celui qui s’assoit, qui modifie sa posture, celui qui prend, avec son corps, le temps de l’observation. Le dispositif est rudimentaire dans sa mise en œuvre et explicite dans ce qu’il propose : un agencement organisé d'œuvres.

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CPT

Sur la place principale de la ville, une halle éphémère de 1000m2 est construite en trois jours. Sa structure inclinée étend la toiture devenue façade vers l’espace public. Couverte d’une toile translucide et de textile miroir, la surface tendue accueille les reflets du ciel changeant. À l’intérieur, l’espace rectiligne est rythmé par les 15 portiques d’aluminium. Largement ouverte, la halle inclinée devient le lieu de débat et d’information sur le futur de la métropole. Occupée par un bâtiment à son ampleur, la Place du Capitole est un temps investie par la population. En une nuit, le bâtiment est démonté.

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FWR

Folie, Welcoming Roof est un pavillon d’entrée situé dans la cour du Kyoto Art Center. Trois toits sont empilés les uns sur les autres. Sur chacun, des étendues courbes constituées de lattes horizontales génèrent des surfaces opaques protégeant de la pluie, tandis que les lattes verticales filtrent le soleil. Ces éléments ainsi agencés projettent au sol un plan fantôme complexe suggérant des usages variés par les différentes qualités de lumière et de température. Première habitante de cette construction, l’ombre désigne des situations changeantes. Au-delà d’un bâtiment aux formes fortes et permanentes, les toits deviennent des filtres, des intermédiaires qui compilent des ombres rayées dans des orientations diverses. Ce dispositif élémentaire qualifie ainsi l’espace selon les mouvements du soleil. Une architecture dont les effets priment sur la matérialité. Le pavillon est réalisé en cèdre japonais selon les méthodes des charpentiers japonais, sans fondation et entièrement démontable.

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JUL

Le projet consiste en la transformation rapide et à coût réduit d’un vaste plateau de bureaux à l’étage noble d’un immeuble haussmannien. La consultation menée avec les usagers révèle l'obsolescence du lieu face à des modes de travail collaboratifs aux fortes variables pendulaires, une réticence envers les espaces clos et une méfiance des espaces trop ouverts perçus comme une entrave à la concentration et au besoin de confidentialité. Le projet synthétise différentes cultures de l’espace de travail : bureaux attribués et isolés, espaces ouverts et collectifs, postes de travail informels et mobiles. Les attributs de l'ère tertiaire (faux-plafond, moquette, couloirs), sont déposés. Les cloisons sont percées de baies afin de laisser passer la lumière et les regards. A cette mise à jour de l’existant succède un aménagement mobilier. Sur la trame réfléchissante du sol, des tables et des bancs sommaires tirés des Autoprogettazione de Enzo Mari fabriqués en contreplaqué de bouleau cohabitent avec quelques mobiliers industriels. Une collection de plantes dans des bacs de fret sur roulettes circulent au gré des réunions informelles. Des cabines téléphoniques mobiles, vaguement anthropomorphes, sont les protagonistes principaux de ce paysage de choses éparpillées.

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